Séminaire du LPCOS « Juger, préjuger, méjuger : processus & interventions » – Séance du Mercredi 30 Novembre 2011 :  » De l’idéologie à la perception sociale, une approche sociocognitive des jugements »

 

Séminaires du Laboratoire d’Anthropologie et de

Psychologie Cognitive et Sociale 

« Juger, préjuger, méjuger : processus & interventions »

  • Lieu : Pôle Universitaire Saint-Jean d’Angély 3 – 1er étage de l’ISHS (Bât. de l’horloge) – Salle 129
  •  Date : Les Mercredis entre 14h30 et 16h30

TEXTE D’ORIENTATION SEMINAIRE LAPCOS 2011-2012

et

PROGRAMME COMPLET DU SEMINAIRE

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Prochaine séance :

Mercredi 30 Novembre 2011

  » De l’idéologie à la perception sociale, une approche sociocognitive des jugements« 
Olivier CODOU
Laboratoire de Psychologie Cognitive et Sociale – UNS

L’objectif de cette présentation se situera à trois niveaux. D’abord, nous essayerons de répondre avec une série d’études expérimentales à un certain nombre de questions que Beauvois soulevait dès 1976 autour du rapport entre l’homme occidental et l’idéologie libérale. Après avoir identifié certaines dimensions de cette idéologie (i.e., liberté individuelle, autonomie, hédonisme et différence interindividuelle), nous ciblerons des objets de notre quotidien (i.e., certaines publicités et certaines plaquettes descriptives de coaching) particulièrement empreints de ces valeurs libérales. En nous intéressant particulièrement au lien idéologie/perception sociale, nous mettrons en évidence, par une technique d’amorçage, des liens causaux entre cette idéologie et certaines dimensions de l’individualisme (i.e., internalité, autosuffisance et ancrage individuel). Nous identifierons également des effets de cette idéologie sur une orientation à la compétition. Sur un plan plus cognitif, nous montrons comment l’idéologie libérale vient influencer des processus internes comme l’homogénéisation groupale et ainsi modifier nos jugements. C’est ainsi, de façon globale, notre perception sociale qui se trouve modelée par une idéologie. Ensuite à un niveau plus épistémologique, nous soulignons comment l’opposition cognitif/social n’est que le reflet d’une pensée commune qui nous incline à raisonner de façon binaire et exclusive. En rompant avec ce sens commun et en recourant à l’approche de Doise (1982), nous montrons, tant sur le plan méthodologique (numérique/verbal ; quantitatif/qualitatif) que sur le plan théorique (culturel/idéologique ; social/cognitif), que des démarches intégratives ou plurielles peuvent nous ouvrir de nouveaux horizons scientifiques. Enfin, cette présentation permettra d’alimenter le paradigme de l’amorçage. En utilisant des amorces complexes et écologiques, porteuses de valeurs libérales, nous répondons aux souhaits de Bargh (2006) sur l’évolution de ce paradigme. L’imbrication de ces trois niveaux nous permet d’investiguer de façon originale un champ théorique jusqu’ici très peu voir pas du tout abordé par l’expérimentation.

 INVITATION AU SEMINAIRE

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